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Chi va piano, va sano e va lontano

Au cœur de la Toscane, Florence avance à son propre rythme.
Le long des rives de l’Arno, le temps semble ralentir ; l’air lui-même porte des siècles de patience. Chaque pierre, chaque arche, chaque ombre raconte une histoire.
Et peut-être qu’aucun proverbe ne résume mieux l’âme de cette ville qu’un ancien dicton italien :

Chi va piano, va sano e va lontano
Les fenetres cachées de Florence

« Chi va piano, va sano e va lontano. »
Celui qui va lentement va sûrement — et va loin.

À Florence, rien ne semble pressé. Les matinées commencent par de petites gorgées d’espresso, les conversations prennent leur temps, et la journée se déploie comme une mélodie suivant son tempo naturel. Ici, on ne court pas après le temps — on marche à ses côtés.
Les maîtres de la Renaissance le savaient bien. Les sculptures de Michel-Ange, libérées du marbre après des années de travail patient, prouvent que la grandeur naît de la lenteur et du soin, et non de la précipitation.

La dolce vita n’est ni le luxe ni l’oisiveté.
C’est une question de conscience.

Chi va piano, va sano e va lontanoC’est l’art de remarquer :
le parfum du café avant la première gorgée,
la chaleur du soleil sur les murs de pierre,
la musique d’un artiste de rue résonnant sur une place.

Florence nous enseigne que la lenteur n’est pas l’immobilité, mais la sagesse. C’est vivre en harmonie avec la vie, et non devant elle. Le monde d’aujourd’hui glorifie la vitesse : travailler plus vite, apprendre plus vite, vivre plus vite. Pourtant, les rues pavées de Florence murmurent autre chose :
Arrête-toi. Regarde. Ressens.

Car parfois, la manière la plus authentique d’avancer est de ralentir.
Lorsque nous ralentissons, nous commençons à voir ce qui compte vraiment : les détails, la beauté, ces moments silencieux qui donnent du sens à la vie.
« Chi va piano, va sano e va lontano » ne parle pas seulement d’un voyage physique, mais d’équilibre, de présence et d’attention.

Celui qui avance lentement observe, celui qui observe apprend et celui qui apprend, va loin.

Peut-être est-ce là la plus grande leçon de Florence — non cachée dans ses musées ou ses cathédrales, mais dans son rythme.
Elle nous rappelle que la vie n’est pas une course à gagner, mais un chemin à ressentir.
Car parfois, pour aller vraiment loin, il suffit d’aller lentement.

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